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Après des centaines d'années où leur mode de vie a été changé, voire presque anéanti, il est
laborieux de demander aux nouvelles générations d'adopter les anciennes traditions. Néanmoins, chaque pas
en ce sens est un pas vers un renouveau, une sorte de syncrétisme entre les nécessités de la vie moderne
et un besoin de spiritualité.
Ce documentaire est à la fois et un témoignage et un cri d'alarme.
En effet, les sages qui transmettent la tradition sont de moins en moins nombreux et de plus en plus âgés.
Dans le scénario de Trois fêtes; trois sages, j'ai tenu à allier deux éléments essentiels des traits d'une culture; la parole
et le mouvement. En incluant ces deux aspects, j'ai cherché l'équilibre, une harmonie dans les images
et le propos. Le premier situe l'âme du peuple; le second lui donne corps. Le premier apaise; le
second galvanise par son rythme.
Eddy Verbeeck
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Le bois a mal à ses fibres...
J'ai voulu faire un film sur le devenir de nos forêts, vu à travers le prisme de la création. Demain, le bois…, c'est retrouver une idée d'artiste dans le tumulte actuel de l'économie pour la projeter dans un avenir qui ennoblira la ressource par sa rareté.
Si la Mauricie exulte, un jour, pour donner au monde un modèle de fécondité à la fois artistique et économique, ce sera, sans doute, par le bois qu'elle y réussira. Trop de conjectures l'y prédispose.
Quatre hommes créent à partir du bois. Ils ont tous des approches différentes pour lui donner une forme et une texture unique.
Ce qui les relie, c'est la passion et l'imagination. Voilà bien deux qualités qui sont nécessaires pour sortir de l'impasse dans laquelle se trouve le secteur forestier.
Dans ce film, je présente des avenues possibles pour une utilisation plus judicieuse de la ressource forestière. En toile de fond, on retrouve la créativité :
Traditionnelement et pour
des raisons historiques, la forêt québécoise a surtout été exploitée par la
grande industrie (papier, bois d'oeuvre), laquelle ne s'est pas privée pour
extraire cette matière première de façon abusive.
Depuis,le gouvernement, sous la pression populaire, a révisé à la baisse ses octrois
de coupe dans la forêt publique. Des centaines d'emplois dans ce secteur de
l'industrie traditionnelle ont été perdus. Dans ce contexte, je me suis dit que
l'avenir du bois, au Québec, passait par une plus-value de la ressource.
Meubles, chalets, structures préfabriquées, tout cela pouvait donner un second
souffle à un secteur en perte de vitesse. Mais, pour cela, il faut des
créateurs, des gens capables d'innover grâce à l'imagination et à la formation.
C'est, en résumé, le scénario de ce film.
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